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mardi 24 octobre 2017

Ça dit quoi ? : L'intimité à l'Adolescence




L' intimité à l'Adolescence 

« Je ne veux voir personne dans ma chambre en mon absence » ; « Pourquoi avez-vous fouillez dans mes affaires ? » ; « Nul n’entre ici sans toquer » ; « Interdit d’entrer ici ». Voilà quelques morceaux choisi d’expressions et de messages des adolescents pour exprimer leur besoin d’intimité. Venant des parents, nous entendons régulièrement dire «  Je ne comprends pas cet enfant, il est toujours dans sa chambre » ou encore « Il /Elle est  très cachotier ».

L’intimité chez l’adolescent est besoin essentiel  pour son développement harmonieux. Nous devons considérer l’intimité comme un espace privé de croyances, de  pensées, de  rêves, de projets qui fait de l’adolescent un être unique et différent des autres. L’intimité s’acquiert progressivement tout au long de l’évolution de l’individu. A l’adolescence elle se manifeste d’abord par la prise de conscience des différents changements corporels ensuite par des conduites égocentriques, enfin par des conduites d’isolement et/ou d’évitement.

La prise de conscience des changements corporels, se manifeste généralement avec l’apparition des caractères sexuels secondaires. Il s’agit par  exemple du fait que les jeunes adolescents n’exhibent plus leur nudité. On observe à un moment de la vie que des jeunes ados refusent de se  laver avec les autres enfants, se préoccupe plus de leur pudeur physique etc.

Les conduites égocentriques renvoient au désir pour l’adolescent de vouloir tout ramener à sa personne. Il s’agit par exemple du  désir d’être maitre de ses pensées, de ses croyances, de ses décisions et de ses projets. Les adolescents  refusent de partager ce qu’ils possèdent avec les autres et principalement avec leur cadet. Il peut s’agir entre autres des vêtements ; des gadgets (téléphones, tablettes, MP3, jeux vidéo…)

Les conduites d’isolement et/ou d’évitement renvoient au processus de prise de distance entre les adolescents et les parents. On dit qu’il /elle entre dans leur bulle. Le désir d’intimité ici, se manifeste de plusieurs manières. Certains adolescent(e)s se renferme sur eux même, d’autres s’enferment dans leur chambres et évitent les espaces collectifs comme le salon ou la cuisine. La quête de l’intimité à l’adolescence peut quelques fois déboucher sur des conduites à risque, typiques de l’adolescence  pouvant se manifester par des fréquentations douteuses,  la consommation des stupéfiants (tabac, alcool, drogue,)  des absences  scolaire, etc.

Les parents se doivent certes d’être vigilent, mais surtout, ils doivent pouvoir respecter ce besoin d’intimité qui permet aux ados de  couper réellement le cordon, de se détacher et de poursuivre leur autonomisation. Le respect de ce besoin pourrait également permettre de respecter la vie privée de l’ados et par conséquent,  d’améliorer la qualité des relations avec eux /elles.

Comment s’est manifesté le besoin d’intimité pendant votre adolescence?

Laissez votre commentaire !
 
Ric Tchassep Le pote des ados

vendredi 12 mai 2017

Ça dit quoi?: Les besoins fondamentaux de l’adolescent(e)


Les besoins fondamentaux de l’adolescent(e)

Les relations des entre les parents et leurs progénitures évoluent et se transforment au fil de leur développement.  Si le jeune enfant a tendance à obéir aveuglement et à se soumettre aux ordres et volontés des parents, l’adolescent(e) a la particularité de vouloir faire valoir son point de vue et de remettre en question l’autorité parentale.

Très souvent les parents ne se rendent pas compte des changements physiologiques et psychologiques qui s’opèrent chez leur progéniture pendant la période de l’adolescence. De ce fait, les parents ne mesurent pas toujours  l’urgence d’adapter leur mode d’entrée en relation et communication avec les adolescents. C’est ainsi que les différentes réactions des parents peuvent favoriser la survenue d’un mal-être des adolescents et générer  des crises au sein  des familles.

En effet, certaines familles sont divisées à cause des interactions conflictuelles entre parents et adolescent(e)s. Dans certains cas, ces tensions familiales se manifestent par des conduites antisociales telles que les fugues, la consommation des drogues, la délinquance juvénile…

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ces situations. L’une d’entre est celle des besoins fondamentaux des adolescent(e)s. Oui les adolescents ont des besoins et les parents se doivent de  les connaitre afin d’améliorer la qualité des interactions et de la communication avec ceux-ci. Nous présentons ici de façon sommaire ces besoins et dans les prochains articles.

-      Le besoin d’amour : La plupart des parents aiment leurs adolescent(e)s malheureusement, un  grand nombre d’entre eux /elles ne se sentent pas aimer par ceux-ci.  Les parents  se doivent donc d’apprendre les langages d’amour des adolescents (voir l’article sur : Quel langage d’amour pour les ados)
-       Le besoin de communiquer : L’adolescence est une période de grands  changements (physiologiques, psychologiques et sociaux). La communication est un excellent moyen pour comprendre non seulement ces changements mais pour interagir avec les personnes qui l’entoure et comprendre le monde.
-      Le besoin d’affirmation de soi : A l’adolescence, on assiste à l’entrée en maturation des organes biologiques et des fonctions psychologiques. Cette situation va amener l’adolescent à se construire une identité propre différente de celle du parent. les parents se doivent d’accorder un intérêt particulier aux idées ; pensées et opinions des adolescents en vue créer un climat relationnel harmonieux.
-   Le besoin d’appartenance : L’adolescence est encore appelée « âge de la bande ». L’appartenance à un groupe social est donc essentielle pour la construction de soi. Avant de construire sa propre identité l’adolescent a besoin de ressembler aux autres et de s’identifier aux pairs.
-  Le besoin d’autonomie : L’autonomisation  renvoie au processus d’acquisition de  l’indépendance et à l’affranchissement de l’autorité parentale. La construction de l’autonomie  va dépendre de la qualité d’interaction entre les adolescents et leurs parents. Une meilleure qualité d’interaction entrainera une meilleure acquisition de l’autonomie.
-    Le besoin de sexualité génital : Dès la naissance le vécu de la sexualité est une réalité chez le jeune enfant. A l’adolescence on assiste à une forte sécrétion hormonale et une maturation des caractères sexuels secondaires.  Le désir sexuel est désormais tourné vers  le sexe opposé. C’est l’âge des premières relations amoureuses. (voir l’article sur : Premières expériences sexuelles des adolescent(e)s)

Dans nos prochains articles nous aborderons chaque besoin de façon individuelle en présentant ses manifestions et en proposant des mesures simple pour identifier et répondre à ce besoin.

Citez deux besoins prioritaires que vous avez identifiez chez votre adolescent(e)?


Ric le pote des Ados 



mercredi 22 mars 2017

Ça dit quoi ? : Adolescents et premières éjaculations


 Adolescents et premières éjaculations


Tout comme les premières règles chez les filles, les premières éjaculations sont une étape importante de la vie de l’adolescent.  Elles témoignent de la maturation sexuelle des organes génitaux donc, de la capacité à procréer.  L’âge des premières éjaculations est variable d’une personne à l’autre mais, en  général elles apparaissent entre 12 et 15 ans.
Au début de la puberté, les testicules grossissent et des érections spontanées peuvent se produire. Ces érections spontanées vont devenir de plus en plus fréquentes et elles pourront parfois être suivies d’éjaculations.
Chez la plupart des garçons  les premières éjaculations se produisent la nuit pendant le sommeil. C’est pour cette raison qu’elles étaient aussi appelées par le passé « pollution nocturne ».
Les éjaculations nocturnes sont donc un phénomène normal du développement de l’individu qui survient à l’adolescence. Il n’est donc pas nécessaire de s’en inquiéter ou d’en avoir honte. Les érections peuvent même survenir plusieurs fois par nuit avec une durée moyenne de 15 minutes.
Les  éjaculations à l’adolescence sont très souvent des sources de plaisir sexuel pour le jeune garçon. Celui-ci pourrait avoir tendance à  chercher à reproduire ce plaisir ressenti, ce qui pourrait  le conduire à pratiquer la masturbation.
Bien qu’étant une étape importante du développement chez  l’homme, les premières  éjaculations  ne sont  pas immédiatement remarquées par l'entourage ni même avouées par le garçon comme les  premières menstruations chez les filles.
En général, les  premières émissions de sperme chez les garçons ne contiennent pas  de spermatozoïdes et par conséquent ne peuvent féconder. Cependant, en fonction des organismes, il arrive parfois que les premières émissions de sperme contiennent des spermatozoïdes matures ayant la capacité de féconder. Face aux premières éjaculations certains  adolescents sont souvent inquiets : «  mon sperme est trop transparent, est-il de bonne qualité ? Mon sperme est très peu… »
Pas de panique ce qui est important c’est plus la qualité du sperme que sa quantité.Pour ce qui est de la transparence nous ne devons pas nous inquiéter.  Les organes qui fabriquent le sperme ne sont peut-être pas encore complètement matures. La couleur du sperme va changer progressivement  pour avoir une coloration blanchâtre ou jaunâtre en fonction des individus. Si le sperme est plutôt de couleur marron, cela suppose qu’il y a du sang dans le sperme et ce n’est pas normal. Dans ce dernier cas il faut en parler à un adulte en vue de consulter un médecin.
Avec les premières éjaculations le garçon devient un  jeune homme capable de procréer c’est à dire de devenir papa en cas de rapport sexuel non protégé. 

Laissez votre commentaire !

Ric le pote des Ados 






mercredi 18 janvier 2017

Ça dit quoi ?: Les adolescentes, les règles et le cycle menstruel !


Les adolescentes, les règles et le cycle menstruel  !

L’apparition des caractères sexuels secondaires marque l’entrée dans l’adolescence. Parmi les multiples changements qui se produisent sur le plan biologique, figure en bonne place l’apparition des premières règles chez les filles. La plupart des adolescentes sont généralement surprises par leurs premières règles.  Linda, une jeune fille de 20 ans  nous confie : « j’avais 11 ans quand j’ai eu mes règles pour la premières fois. Lorsque j’ai vu le sang dans mon caleçon, j’ai eu peur, j’ai pensé que je me suis blessée ». Elle rajoute plus loin « quand j’ai su que c’était les règles,  j’ai pensé que j’étais anormale parce que ma grande sœur de 14 ans n’avait pas encore les siennes ». Chaque adolescente doit savoir que l’apparition des règles est une étape normale du développement  qui signifie tout simplement, qu’elles sont désormais capables de procréer.

De nos jours, les premières règles apparaissent de plus en plus tôt généralement entre 9 et 13 ans. En de mots simples, on entend par règles un écoulement périodique du sang hors du vagin pendant 2 à 7 jours en fonction de la longueur du cycle menstruel. Pour la majorité des adolescentes, l’écoulement des règles est douloureux  surtout pendant les premiers jours de saignements.  Le cycle menstruel quant à lui renvoie à la période allant du 1er jour des règles jusqu’à la veille des prochaines règles. Cette période varie de 21 à 35 jours en fonction des organismes. La durée moyenne d’un cycle menstruel est de 28 jours.  En général, chez les adolescentes, le cycle menstruel n’est pas régulier ; c'est-à-dire que les écarts entre les saignements ne sont pas constants. Ils peuvent être très longs ou très courts.
Le cycle menstruel comporte quatre  phases à savoir : la phase menstruelle ou règles, la phase pré-ovulatoire ou folliculaire, la phase d’ovulation et la phase post-ovulatoire ou  lutéale.  

Pendant la  phase folliculaire, le corps de l’adolescente sécrète les hormones, principalement les  œstrogènes  et les folliculostimulante (HFS) et, se prépare à accueillir  une grossesse potentielle. La durée de cette phase varie en fonction de la longueur du cycle.
La phase d’ovulation est la période pendant laquelle les  sécréterions hormonales sont au maximum. C’est pendant cette phase que l’ovule mûr est libéré. Cette période est d’environ 5 jours soit 3 jours avant l’ovulation et 2 jours après.   

La phase post ovulatoire ou  lutéale. Cette phase est la plus stable. Elle dure environ 14 jours. Dans cette phase, deux issues sont possibles : soit  la fécondation n’a pas eu lieu, l’endomètre et l’ovule libéré se désintègrent et, coulent sous forme de règles : le cycle recommence. Soit il y a eu fécondation et, l’œuf vient s’implanter dans l’endomètre : c’est la grossesse.

Il est important de savoir compter son cycle pour bien comprendre et maîtriser le fonctionnement de son organisme. Pour compter son cycle, la première étape consiste à connaitre sa longueur. Je dois par exemple savoir si j’ai un cycle de 26 jours, de 28 jours ou de 31 jours.
Ensuite je dois soustraire la durée de la phase lutéale qui est de 14 jours. J’obtiens alors la date probable de l’ovulation.Pour un cycle de 26 jours par exemple la date probable de l’ovulation serait le 12ème  jour. Pour un cycle de 28 ce serait le 14ème et pour un cycle de  31 jours elle serait le 17ème jour. Les figures ci-dessous illustrent :



Le cycle menstruel peut présenter un certain nombre de dysfonctionnements tels que les règles douloureuses, trop abondantes, trop faibles, trop rapprochées ou trop espacées ou même encore une absence  totale de règles. Si tu es concernée par un de ces cas, ou si tu as des difficultés à compter ton je te conseille  d’en parler soit avec tes parents, soit avec une grande sœur ou une tante en qui tu as confiance. Tu peux également en parler avec moi en écrivant sur la page https://www.facebook.com/LE-POTE-DES-ADOS-1719167558320393/.  Tu pourrais aussi demander à tes parents de t’amener rencontrer un médecin gynécologue.
Connais-tu compter ton cycle menstruel ? Quelles sont les difficultés que tu rencontres avec ton cycle ?
Laissez votre commentaire !
Bonne et heureuse année 2017
Ric le pote des ados. 

mardi 6 septembre 2016

Ça dit quoi? : Scolarisation précoces des enfants : Atout ou handicap ?







Scolarisation précoces  des enfants : Atout ou handicap ?

Il est de plus en plus fréquent de voir  de jeunes enfants de 2 à 3 ans aller à l’école. De même, il n’est plus rare de  se rendre compte que, nombreux sont les adolescents de 15/ 16 ans qui ont achevé leurs cursus secondaire.  Nous tentons de comprendre ce phénomène de façon scientifique en prenant appui sur les considérations et mutations sociales ainsi que sur les théories psychologiques du développement de l’enfant.

 D’un point de vue institutionnel la loi camerounaise fixe l’âge minimal d’admission en moyenne section de maternelle à  4 ans et à 5 ans pour la grande section. Par simple déduction nous pouvons donc comprendre qu’il n’est pas illégal d’inscrire son enfant en petite section de maternelle  dès l’âge de 3ans. Cependant qu’est ce qui justifie le fait qu’on retrouve de plus en plus les enfants de 2 ans et parfois moins dans nos écoles maternelles. Dans la plupart des cas,  les parents le font parce qu’il n’y a personne pour s’occuper de leur enfant en leur absence, d’autre par suivisme, et une partie  pense que c’est un avantage d’évoluer rapidement et d’avoir précocement ses diplômes.  Il serait donc important de rappeler un temps soit peu que la conception des programmes scolaires tient compte  des capacités d’acquisition psychologiques et développementales des enfants. De ce fait, un enfant peut être précocement scolarisé et réussir sur le plan scolaire cependant, être totalement inadapté sur le plan social et présenter de réelles difficultés de communication et d’insertion sociale.  A coté de cette inadaptation sociale qui se manifeste tardivement, nous notons également  le traumatisme de l’école chez les jeunes enfants. 

La grande majorité des psychologues s’accorde à dire que la scolarisation à deux ans comporte un risque pour le développement psychologique de l’enfant.  A cet âge, les enfants sont encore des bébés qui ont besoin de sommeil, d’attention, de protection et d’affection. Pour  le  pédopsychiatre Bernard Golse, les enfants de deux ans ont bien d’autres choses à faire qu’à apprendre. A cet âge, l’enfant entretient une relation privilégiée avec sa mère. Pour se sentir en sécurité et se développer, il a besoin de sa mère ou d’un « substitut maternel », rôle que peut tenir un proche ou le personnel des  crèches mais, en   aucun cas une maitresse  d’écoles  qui a au moins 20 enfants à sa charge et un programme scolaire à couvrir. Donald   Winnicott,   médecin,   pédiatre   et psychanalyste  britannique,  a  bien  montré  que  l’enfant  a  besoin  d’appréhender  le  monde  à  petite dose afin de s’en saisir et de ne pas se sentir impuissant. D’où un risque pour l’enfant scolarisé précocement de vivre un sentiment d’abandon et d’insécurité affective qui l’empêche de grandir.

 Les psychologues identifient deux grandes catégories de  risques auxquelles s’exposent les enfants scolarisés précocement. Il s’agit d’une part d’être  rendu  passif  par  une  adhésion  sidérée  au  groupe,  ou  de  se  figer  dans  une régression mutique dans la peur, point de départ des pathologies à venir, ou encore d’exploser de vitalité dans une instabilité ou une agressivité si bruyante qu’il rencontrera un rejet toujours renouvelé…  et d’autre part  celui de  préparer le refus de l’autre, la révolte face à toute règle collective. La violence exprimée de plus en plus tôt est l’effet de la violence subie de plus en plus précocement…

Il n’en demeure pas moins qu’il ne s’agit pas d’une règle absolue et, qu’il existe bien des enfants scolarisés précocement qui se développent normalement.

Selon vous un enfant doit il aller à l'école avant 2 ans? Pourquoi?

         Ric Tchassep  le Pote des ados

mercredi 18 mai 2016

Ça dit quoi ?: Quel langage d’Amour pour les Ados.


Quel  langage d’Amour pour les Ados.  

L’expression de l’amour aux ados est à n’en point douté une des plus grandes difficultés de la relation entre parents et ados. L’adolescence, étant  une période tumultueuse marqué par la quête de l’identité et de l’autonomie. Cette situation crée dans la plupart des cas une distanciation, voire un conflit permanent entre les ados et leurs parents. Certains parents en sont désemparés et ne savent comment s’y prendre malgré de multiples tentatives sans succès.  Certains parents sont souvent impuissants devant leurs ados qui, s’émancipent au point de s’installer progressivement  dans la délinquance. Nous formulons deux hypothèses explicatives de cette impuissance parentale. Soit les parents n’ont jamais identifié le langage d’amour à communiquer à leurs enfant soit ils n’ont pas su actualiser ce langage.

Les parents éprouvent de grandes difficultés à communiquer véritablement avec leurs ados. En effet, la plupart des parents font d’immenses efforts pour manifester leur amour aux ados et ceux-ci, de leurs coté, sont presque toujours incompris. Un adolescent de 18 ans, me confie au cours d’une consultation «  mes parents ne me font pas confiance, ils décident tout à ma place, il est impossible de causer avec eux car ils ont toujours raison » lorsque je reçois le papa de cet ados quelques jours plus tard il me dit «  mon fils est très paresseux, et en plus, il ne communique pas. Nous avons essayé en vain d’établir le dialogue avec lui ». Cette situation qui n’est pas isolé illustre à suffisance la peine que les parents ont à communiquer leurs sentiments à leurs ados.

Gary Chapman identifie 5 langages d’amour pour exprimer son amour à son adolescent. Il est important pour chaque parent de découvrir le ou les langages d’amours auxquelles sont ados est sensible et de lui manifester son amour en y tenant compte. Dans cet article nous nous contentons de présenter ces langages sur lesquels nous pourrons y revenir de façons plus spécifiques plus tard.
-          Les paroles valorisantes : plusieurs adolescents sont sensibles aux paroles d’appréciations, d’éloges et d’affections.
-      Le toucher : certains adolescents sont sensible aux contacts physique chaleureux (étreinte, caresses…) cependant il faut toujours tenir compte du lieu, du moment et de la manière.
-          Les moments de qualités : certains ados  préfèrent se retrouver avec ceux qu’ils aiment pour vivre des moments d’intimité, nous devons pouvoir créer un environnement favorable à la rencontre et à l’expression.
-       Les services rendus : certains ados témoignent de l’amour de leurs parents et proche de par le nombre et quantité des services que ceux-ci leurs rendent.
-    Les cadeaux : certains ados attachent une très grande importance aux cadeaux et souvenirs par conséquent sont sensibles à ce langage d’amour.
Pour faciliter la communication sincère entre parents et adolescents, il serait judicieux pour chaque parent d’apprendre à découvrir les langages auxquels son/ses ados sont sensibles et de s’en servir dans les différents dialectes possibles.

Quel est le langage d’amour auxquels vous êtes le plus sensibles ?


                                                                    Ric Le Pote des ados

mardi 19 avril 2016

Ca dit quoi ? : Organisation des adolescentes dans la rue